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Françoise "L’effet A Filetta" C’est à Calvi, lors des Rencontres Polyphoniques de septembre que j’ai eu le bonheur de rencontrer Suzan et Laurent Lohez. Une fois de plus, au coeur de la citadelle corse, j’ai découvert de nouveaux adorateurs de la Fougère qui écument eux aussi, quand ils le peuvent, tous les lieux où les voix magiques d’A Filetta offrent leurs chants en cadeau ! Il faut se rendre à l’évidence, des fous de cet ensemble musical inouï, il y en a partout ! L’effet A Filetta, c’est çà, cette incroyable magie de rencontres improbables, de retrouvailles joyeuses et festives, simplement par la grâce de leurs concerts. Ils sont un inégalable catalyseur d’amitié ! Des liens profonds se sont tissés par delà les frontières, mais sans A Filetta, cela ne serait pas. France, Pays-Bas, Allemagne, Angleterre, ailleurs à venir, c’est un bonheur en marche permanente. Et, miracle des temps modernes, hors les rassemblements, la frustration d’être absente d’un spectacle, s’estompe (un peu) à la lecture des comptes-rendus dévorés avec avidité sur Tra Noi (et l’Invitu de Jean-Claude) ! Sous la pression amicale de webmasters convaincants, nul ne peut échapper à sa mission : dire, dire et redire que le concert qu’on a manqué, c’est idiot, mais c’était le plus beau du monde et qu’on a bien pensé à nous!!! A bientôt mes si chers amis, septembre approche, j’ai hâte des vous serrer dans mes bras et de boire une Pietra en dégustant quelques charcuteries et fromages locaux en attendant le prochain concert du soir ! ©FrançoiseCoulomb2011, France |
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Elisabeth Ma première rencontre avec A Filetta eut lieu au top de la citadelle de Calvi dans la cathédrale St-Jean-Baptiste, durant la deuxième semaine de septembre 1995. Ma mère et moi avions obtenu les toutes dernières cartes pour un concert de polyphonies Bulgare et Corse qui faisaient partie du festival Rencontres de Chants Polyphoniques. Après 10 ans d´absence, nous revenions sur le lieu où, enfant, j´étais venu 11 fois avec ma famille. J´avais peur d´être déçue - on garde nos souvenirs toujours plus gros et plus beaux - ce ne fut pas le cas, plus encore dès mes premiers pas sur le sol Corse, je fus saisie par l´odeur enivrante du maquis, je me sentais immédiatement à la maison et j´étais sure que je reviendrais rapidement sur cette île pour la découvrir plus encore. En voyant l´annonce des Rencontres et du concert avec de la musique Corse, ma curiosité a été éveillée et nous décidions d´y aller. Je ne savais pas à quoi nous devions nous attendre. Comme nous étions les dernières à pénétrer dans la cathédrale, nous n´avions pas de places normales - nous étions derrière un pilier, dans un coin, sur le sol, sans avoir vue sur le podium et ses intervenants - mais ce n´est pas pour autant que notre attention fut moindre. En entendant les premiers sons, j´étais bouche bée, aussi bien la langue que la manière de chanter et la musique étaient pour moi complètement nouvelles, quoiqu´en même temps familieres et semblait tout naturellement se prêter à cet environnement aussi bien à l´intérieur de la cathédrale qu´à l´extérieur. J´entrais dans une étrange et agréable sorte de concentration, j´en oubliais les très durs carreaux sur lesquelles nous étions assises, j´étais emportée dans tous les coins de l´église. Le matin suivant, le jour de notre départ, je me suis précipitée chez le disquaire de Calvi, et après mes explications sur cette particularité à laquelle j´avais assistée lors de la soirée précédente au top de la citadelle, om me mit entre les mains 2 CD, Ab Eternu d´A Filetta et Catena de Chjami Aghjalesi. Un bel ensemble pour commencer. Arrivée à la maison, je fus dans un premier temps un peu déçue par Ab Eternu. C´était un beau souvenir de cette soirée très spéciale, ma chambre était loin de ressembler à la cathédrale, la musique ne sortait que de simples haut-parleurs, l´effet était nettement moindre. Jusqu´au dernier chant du CD, Sumiglia retentit. Encore cet effet, bouche bée, je fus frappée comme par la foudre. Entre-temps A Filetta n´a pas stagné, beaucoup de nouvelles musiques ont été ajoutées, principalement des créations qui leur sont propres, beaucoup de nouvelles collaborations aux quelles je n´ai malheureusement pas pu toutes assister en Live, mais grâce à Tra Noi, j´ai pu suivre tous les évènements majeurs. Après toutes ces années, l´effet de la musique d´A Filetta reste immuable, bien entendu il est plus fort lors des concerts Live: je suis saisie et emmenée, les tensions disparaissent de mon corps, la musique me touche et me réconforte. ©ElisabethMelchior2011,Pays-Bas |
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Helen Voyageurs du temps Au travers de la musique, Ken et moi voyageons. Nous voyageons dans le Monde entier et dans le temps, nous aimons notre musique récente mais aussi très ancienne. Musique du monde et musique traditionnelle sont particulièrement importantes pour moi. J´ai le sentiment que cela nous aide à comprendre d´où nous venons, à nous reconnecter avec notre passé et à mettre en place le présent. Mais je crois très sincèrement que la musique devrait être un moyen d´expression vivant, que les « racines » de la musique devrait évoluer et se développer pour exprimer notre culture moderne, pour parler de nos espoirs actuels, de nos aspirations, et être le reflet de la créativité « d´aujourd´hui » comme celle « d´hier ». Lorsque nous nous sommes rendus en Corse, nous, comme beaucoup d´autres avant nous, avons découvert cette musique qui retransmet toutes ces choses, qui fend le cœur et qui vous ferez vendre votre âme. Comme les fidèles de Tra Noi le savent déjà, la tradition Corse ressort d´un puits profond de culture musicale, et exprime la quintessence de l´âme Corse, révélant tant de choses sur l´histoire, la culture, l´émotion et la philosophie Corse. La musique d´A Filetta est issue de cette tradition, elle nous parle à tous deux d´éternité, de la Méditerranée, d´îles, d´isolement et de conquête, d´églises et de villages - une expérience musicale à vous en donner des frissons dans le dos. Mais si A Filetta m´émeut tant c´est parce qu´ils n´ont pas peur de reconnaître leur modernité et leur avenir. Ils couvrent différentes formes d´art, différentes cultures avec enthousiasme, avec sympathie et compréhension, et leur musique continue à nous inspirer, à nous émouvoir et à nous toucher. Cela nous connecte au passé mais nous pousse vers l´avant, nous montrant le meilleur que nous ayons actuellement et les possibilités de l´avenir. C´est comme le meilleur d´une relation, à la fois enrichissante et problématique, réconfortante mais stimulante. Bonne écoute. ©HelenNeve2011,Grande-Bretagne |
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Gabriele A Filetta - beaucoup plus que de la simple musique Mai 2010. C’est le dernier soir de notre premier séjour en Corse. Pendant deux semaines nous avions lu toujours les mêmes noms sur les affiches annonçant des concerts polyphoniques à Calvi, et j’avais pensé que c’était peut-être des concerts de routine pour les touristes. Mais tout d’un coup, une autre petite affiche discrète était apparu: “A Filetta”. Cela pourrait être quelque chose d’original, pensais-je. Quelle bonne décision! C’était original, mais c’était aussi de classe mondiale, c’était l'art du chant sublime, mais c’était aussi beaucoup plus que ça! Sept hommes, très concentrés, chantaient a cappella des séquences de notes qui sonnaient d’abord étranges à mes oreilles, mais qui étaient pourtant tellement émouvantes qu’elles touchaient mon cœur, et je fermais à plusieurs reprises les yeux pour profiter pleinement du chant. La paghjella était particulièrement exotique pour moi, et la mimique extrêmement expressive de Jean-Claude était inhabituelle à première vue. Mais la pureté et la beauté de cette polyphonie impressionnait dès le début mes oreilles encore inexpérimentées. Et ce qui me touchait profondément, c’était l’attitude calme et modeste de ces hommes, qui étaient là, debout, et chantaient, s´écoutant attentivement les uns les autres, et mettant leur individualité à la disposition de l’ensemble. Pendant deux semaines nous avions cherché la Corse pour ne trouver que la France. Cette dernière soirée, la Corse s´ouvrit à moi. De retour en Allemagne, les CDs et les DVDs que je me procurais sur Internet m’aidaient à rattraper cette immersion dans la culture corse, et je saisissais de plus en plus la beauté naturelle de cette musique. Depuis, les CDs d’A Filetta m’accompagnent toujours. Des fois, les couleurs musicales de Sì di mè ou de Don Juan m’enchantent à nouveau, des fois, je me réjouis de l’architecture polyphonique si riche des chants comme Benedictus, Sub Tuum ou Meditate, et des fois, je me plonge encore une fois dans les profondeurs de Médée ou de Di Corsica Riposu. Mais au-delà de la musique, A Filetta représente aussi pour moi l’exemple d’une humanité particulièrement profonde, qui est marquée par la sincérité et la modestie. Il n’y a rien de plus précieux. ©GabrieleMertens2011,Allemagne |
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Remerciements… Tra Noi veut ici remercier toutes les personnes qui ont collaborés à ce site, les autres personnes que nous voulons remercier pour le partage de traductions, comptes-rendus, articles de journaux, de photos, pour leur aide et passion, sont : Marilena Verheus, Jean-Claude en Anne-Marie Casanova, Gerda Kuhn, Cathy Rocchi, Helen Neve en Ken Owen, Christina Kremer, Françoise Coulomb, Frans Dingemanse, Pierre en Pascale Casanova, Elisabeth Melchior, Ursula Gloeckner, Arnoul † en Marie Diemont, Gabriele Mertens, Ep Meijer, Chris van de Hoecke, Graziella Giannecchini, Martijn la Feber, Gerard en Laetitia van den Heuvel, Wilfried Desveaux, Pirlouiiiit, Johanna Fischer, Folkert Rinkema. Un grand merci à Valérie Salducci et à Sabine Grenard, merci pour votre soutien et votre assistance. Nous remercions tout particulièrement; Maxime, Ceccè, José, Jean, Jean-Claude, Jean-Luc et Paul, les personnes a qui est dédié ce site. |
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Interview Une interview de Tra Noi, nous ne savions pas ce qu´il nous arrivait, cette fois ce n´était pas nous qui posions les questions, mais les questions nous étaient posées. C´était André Carli pour Le Blog officiel de l´association Actualité Corse de la Précarité qui nous posa des questions sur notre passion. Sur leur site, vous pourrez lire l´interview. |
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L´Amour, la seule chose qui se double lorsqu´on le partage! Avec Tra Noi, nous partageons notre amour pour A Filetta, vous trouverez ci-dessous des récits de quelques fans d´A Filetta qui sont d´une manière ou d´une autre liés avec Tra Noi: |
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Laurent Après avoir rencontré à maintes reprises les 7 chanteurs et Valérie (qu’il ne faut surtout pas oublier !!!) j’apprécie à juste titre leur humilité, leur gentillesse, leurs chaleureuses accolades et leur envie de rencontre insatiable. L’univers d’A Filetta est fait de rencontres qui se font au fil du temps. Les unes se succèdent aux autres, la seule condition étant de rester ouvert aux autres. J’ai eu l’occasion d’appliquer cette démarche lors de ces dernières années dans ma vie de tous les jours mais aussi pendant les concerts aux quels j’ai assisté. Ce qui est frappant c’est que les fans des différents horizons, pays … que j’ai rencontré étaient tous ouverts aux autres, plein d’enthousiasme, de gaieté… Est-ce dû au phénomène A Filetta ? Je ne saurais l’affirmer mais j’aime choyer cette idée. Beaucoup qui n’auront pas eu l’opportunité de vivre un concert d’A Filetta, auront du mal à me comprendre, me prendront certainement pour un marginal … Qu’importe ! Ceux qui se reconnaissent dans ses propos et se tiendront probablement à mes côtés dans les files d’attente des concerts… ©LaurentLohez2011, Pays-Bas |
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Suzan Repensant à ce premier concert je me sens légère et heureuse. Cette première prise de contact fut merveilleuse. Le sentiment est difficile à décrire mais ce qui s’en rapproche le plus c´est l’amour. A Filetta est bon pour mon cœur. Cela radoucit, c'est sincère et authentique. Je peux m’impatienter de pouvoir écouter leur musique et d’être si touchée que les larmes commencent à affluer. Quand j’entend A Filetta mon cœur tressaille. En écoutant attentivement les chants je me sens à la maison. Et puis Tra Noi; "C'est tellement beau, on veut, non, on doit partager". C'était notre point de départ en automne 2007. Depuis, on partage en quatre langues des textes de chansons, des photos, des comptes-rendus etc... et on partage avec beaucoup de gens. Et cela ne se limite pas à l'internet, nous rencontrons des fans lors des concerts d'A Filetta, ce qui donne lieu à de nombreux dîners, à boire des pots ensemble pour les après-concerts, à des séjours chez d´autres fans pour aller assister ensemble à de nouveaux concerts. Nous échangeons des mails chaleureux, où il n'est même pas toujours question d'A Filetta... Entre nous, parmi nous, Tra Noi, des vraies amitiés sont nées! ©SuzanLohez2011, Pays-Bas |
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Marilena "C’est tout à fait par hasard que je suis tombée sur le site de Tra Noi, en naviguant sur les sites de musique corse . J'avais commencé à apprendre le corse et je me cherchais un peu de « matériel à étudier »et ici se trouvaient les textes en corse avec leur traduction en néerlandais ! Pourtant, après avoir fait quelques pas en avant dans l’apprentissage du corse, je m' aperçus que ces traductions, bien que très poétiques, ne mettaient pas en valeur l’original, étant basées sur une traduction française - donc la traduction d’une traduction… J’ai envoyé un mail avec une traduction d’essai à Suzan et ainsi nous sommes entrées en conversation. Depuis lors, beaucoup de mes traductions ont trouvé leur place sur le site et avec Suzan et Laurent nous ne parlons plus seulement d’A Filetta ! Il faut savoir que les traductions sont toujours en construction, j’apprends chaque jour davantage et il m’arrive très souvent de revoir ou de corriger une phrase. En traduisant, j’essaie de ne pas m’éloigner trop du texte de base et de ne jamais insérer de trouvailles poétiques personnelles, sauf si ça m’arrive sans réfléchir. Plus tard je voudrais aussi joindre une explication à certains textes où il y a des références à des aspects de la culture ou à des traditions corses qui sont probablement inconnus ici. Bien sur, les chants impressionnants d’A Filetta vont droit au cœur sans aucune explication. Néanmoins, en écoutant et en traduisant les textes d’A Filetta je n’ai pas seulement appris beaucoup sur la Corse et sa langue, mais la conséquence, c'est que certaines parties de moi-même se sont épanouies après avoir été verrouillées pendant de longues années. Cette partie qui nous permet de nous ouvrir le cœur à l’autre, de partager, de donner… Et puis cette partie où se trouvait enfermée la sagesse de mon père, qui, né pendant la Première Guerre mondiale et ayant participé à la résistance néerlandaise pendant la Deuxième, mourut lorsque j’avais quinze ans… A Filetta exprime à mon avis très souvent parfaitement toutes les valeurs pour lesquelles il a lutté et surtout que c’est extrêmement important de ne pas oublier - aussi bien ce que nous a appris ce passé pas si lointain (Meditate !) que la sagesse de tous nos ancêtres (Iè, sò anticogna… !). Et tout cela sans jamais perdre de vue le présent et l’avenir… Amicizia, Marilena" ©MarilenaVerheus2011, Pays-Bas |
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Gerda Tra noi a passione sparta pè a vita in musica di e sette omi, è una donna… Tra noi l’estru d’accumpagnà l’andati di e so voce pèr cità è paesi, è in mente… Tra noi u piacè, a gioia di stà à sente i so canti tra i sette è tra u mondu… Tra noi a voglià di isse pagine, di tramandà à voi issu piacè, issa gioia, cum’è l’estru è passione in parulle, fiure per « tutte » e lingue… pè A FILETTA cumè a filetta: fibra pè fibra di a so terra ràdica cù a so forza di u prufondu à la filigrana voce alzate di a terra di u prufondu à l’alt’armunia cù a richezza di purezza chì ti parla à l’arechja, à a pelle chì ti tocc’à u fondu di u to core unità tralinta in puli-funia chjama è carezza rispondenu à u mondu sin’à l’orizonte, in meludie chì ti guidanu è ùn ti scurdà di a filetta chì spuntà di a petra è di l’acqua cu a speranza di a memoria cum’e rifugiu pè oghje è dumane è da ùn scurdàssi mai di a filetta… ©GerdaMarieKühn2011, Corse |
Entre nous la passion partagée pour la vie en musique de sept hommes et une femme… Entre nous l’envie d’accompagner les traces de leurs voix par cités et pays et en pensées… Entre nous le plaisir, la joie d’écouter leurs chants entre eux, à sept et avec le monde… Entre nous la volonté de ces pages à vous transmettre ce plaisir, cette joie, comme l’envie et la passion en textes, en images par « toutes » les langues pour A FILETTA comme à filetta (la fougère) fibre par fibre dans sa terre enracinée avec sa vigueur du profond jusqu’aux bouts fragiles voix qui s’élèvent d’une terre de sa profondeur aux hautes harmonies avec la richesse de la pureté qui te parle aux oreilles, à la peau qui te touche au fond du cœur unité absolue en polyphonie cri et caresse comme réponse au monde jusqu’à l’horizon en mélodies qui t’accompagnent et n’oublie pas la fougère qui pousse des pierres et de l’eau avec l’espoir de la mémoire comme refuge pour aujourd’hui et demain pour ne jamais oublier la fougère… |